Pensée aléatoire : l'échec
- Marine Hamelin
- 13 oct. 2023
- 2 min de lecture

J’ai 23 ans, bientôt 24. L’anniversaire en fin d’année m’oblige à le préciser, peut-être que bientôt ce ne sera plus le cas. Je voudrais garder pour moi les dernières années qu’il me reste avant la trentaine. En bientôt 24 ans d’existence, je ne pense pas avoir goûté beaucoup à l’échec. À l'école, ça roulait plutôt bien, j’ai toujours eu de bonnes notes, jamais première. J’ai toujours fait du sport, plus que maintenant. Je n’ai jamais foiré un examen, sauf en anglais. Ma vie sociale était normale, j’ai toujours eu des amis, quelqu’un à aimer et quelqu’un qui m’aime.
Pourtant, j’en ressens de l'échec, tous les jours depuis maintenant un long moment. Je m’en veux d’avoir été cette fille trop scolaire, toujours à chercher la bonne note. Maintenant, je me dis pourquoi? À quoi cela t'a-t-il véritablement servi? Pourquoi tu n’as pas exploré profondément les choses qui te plaisent? En effet, je n’ai jamais pris le temps de connaître réellement mes centres d’intérêts, de m’interroger sur mon avenir. Cela se résumait au collège à avoir son brevet, au lycée à avoir son bac, et en étude à obtenir son diplôme. Ça s'arrêtait là. J’aimais bien les mathématiques et j’avais fait ES donc autant aller en licence MIASHS (Mathématiques et Informatique Appliquées aux Sciences Humaines et Sociales), qui était pluridisciplinaire. J’aimais également l’histoire et la philosophie, mais on m’a toujours dit qu’il n’y avait pas forcément d’avenir dans ce genre de formation, à part l’enseignement, donc c’était non. C’était ça l’erreur ! Je me suis toujours mis des barrières. Je m’étais déjà renseignée sur la formation de journaliste, or, il fallait passer des concours, et cela me terrorisait, alors que la fac, c’était simple, pas de sélection. Je ne me sentais pas légitime et capable d’aller dans une formation qui nécessitait un concours d’entrée. Donc, j’ai choisi la facilité, en allant dans une formation stable, permettant de bien gagner sa vie. C’est ça l'échec ! Bien sûr, il ne faut pas tout voir en négatif. Mon parcours m’a apporté une expérience de vie, des rencontres, un certain développement personnel.
Aujourd’hui, il est temps d’arrêter et d’ouvrir un nouveau chapitre, quelque chose qui me ressemble plus. Maintenant que j’ai grandi, je me sens plus légitime, plus libre aussi. Donc voilà, pour l’instant, je veux tenter le journalisme, j’ai l’impression que cela peut être ma voix. Je me lance, il faut avoir confiance.


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